Vous possédez un excellent produit et une stratégie d’exportation, et vous brûlez d’envie de réaliser votre première vente. Mais comment vous assurer que vous serez payé? Que ferez-vous si un client vous demande de le financer? L’une des premières choses à effectuer avant d’exporter consiste à concevoir des solutions de financement des exportations et un plan de financement qui peuvent vous aider à vendre.
Parer à l’imprévu
Bonne nouvelle : une grande variété d’options de financement publiques ou privées sont adaptées aux exportateurs. Elles ne vous protègent pas seulement des risques; elles vous aideront peut-être à décrocher des contrats. Les PME qui sont en mesure d’offrir des prêts ou des conditions de financement concurrentiels aux clients étrangers sont souvent mieux placées pour l’emporter. Ainsi, un exportateur canadien qui présente un devis pour un contrat à l’étranger pourrait étaler les conditions de paiement pour bonifier son offre.
Exportation et Développement Canada (EDC) d’Ottawa prête des fonds aux étrangers pour qu’ils puissent acheter des biens d’équipement canadiens. Cet arrangement n’exige aucune garantie sous-jacente de l’exportateur et la EDC assure les comptes clients étrangers. Ainsi, les PME peuvent assurer les comptes clients étrangers contre le non-paiement, les acheteurs insolvables ou des événements internationaux, tels qu’une guerre ou l’impossibilité de convertir une devise.
En quoi les opérations transfrontalières diffèrent-elles des opérations intérieures? Les clients étrangers disposent de quatre modes de paiement :
1. Comptant à l’avance : peu de chances
Peu d’acheteurs étrangers sont disposés à payer au comptant à l’avance, sauf dans le cas de commandes à façon. Pour les services, un versement initial est de pratique courante.
2. Le crédit ouvert : risques à l’horizon
La vente à crédit ouvert est courante. C’est ainsi que la plupart des PME traitent leurs affaires sur le marché intérieur. Ce mode de paiement peut sembler sûr, particulièrement lorsque vous faites affaire avec de grands partenaires commerciaux industrialisés tels que les États-Unis. Mais attention : le risque est très élevé. D’après les statistiques de la EDC, c’est précisément en transigeant avec les États-Unis que les PME courent les plus grands risques.
Le programme d’assurance-crédit de la EDC atténue largement ce risque en couvrant jusqu’à 90 % les créances impayées. La prime moyenne dépasse à peine 1 % du montant de la facture. L’assurance-crédit peut aussi servir à consolider le fonds de roulement, puisque la plupart des banques ne prennent en garantie que les comptes clients étrangers assurés.
En vue de faciliter le traitement des paiements de vos clients américains et de limiter les délais de compensation, la Banque Laurentienne établit le compte en dollars US – Bank of America à la disposition de nos entreprises clientes qui possèdent chez elle un compte en dollars américains. Ce service vous permet de déposer et d’encaisser des chèques en dollars US par l’entremise d’un système de paiement américain. Votre entreprise peut ainsi émettre aisément des chèques tirés sur la Bank of America, située à New York.
3. La lettre de crédit : plus de sécurité
Après le paiement au comptant, la lettre de crédit est le mode de paiement le plus sûr. Pour conclure un contrat, les acheteurs étrangers demandent à leur propre banque de garantir le paiement par une lettre de crédit. L’exportateur, de son côté, peut demander à une banque canadienne de « confirmer » la lettre, ce qui lui garantit qu’il sera payé, quel que soit le comportement de la banque étrangère. Mais les exportateurs doivent savoir que toutes les lettres de crédit ne se ressemblent pas, et qu’il est sage de travailler avec une institution financière expérimentée telle que la BLC.
Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez communiquer avec nos spécialistes des services internationaux, qui se feront un plaisir de vous guider. De plus, d’ici janvier 2007, vous pourrez profiter de notre service en ligne pour demander ou gérer des lettres de crédit, échanger des informations et interroger nos spécialistes des services internationaux.
Les lettres de crédit offrent deux possibilités de plus aux exportateurs pressés d’obtenir le plus vite possible les rentrées de fonds correspondant à leurs commandes :
4. Le recouvrement d’effets : compte géré
La quatrième option de règlement, le recouvrement d’effets, coûte moins cher qu’une lettre de crédit. Le processus comprend une lettre de change – une demande inconditionnelle de la part de l’exportateur d’un paiement à vue ou à un moment futur précisé – ainsi que des documents transférant la propriété.
Les banques agissent comme intermédiaires. Un exportateur/importateur demande à sa propre banque de fournir des directives à la banque de l’acheteur/importateur. En général, ces directives sont de transférer la propriété des biens à l’acheteur/importateur en émettant les documents à cet effet et ce, uniquement lorsque le règlement complet à vue a été effectué ou lorsque la lettre de change a été acceptée par l’acheteur/importateur. Si le paiement ou l’acceptation n’est pas effectué, la banque de l’importateur conserve le titre de propriété, habituellement le connaissement, en attendant des instructions.
Un outil de marketing à l’exportation
Le financement des exportations peut donner aux entrepreneurs un avantage pour conclure des ventes à l’étranger. Les institutions financières s’unissent maintenant pour aider les PME exportatrices.
Viser le monde, se financer localement
Avec un financement de la Exportation et Développement Canada (EDC) établi d’avance pour des marchés cibles, les exportateurs peuvent diriger leurs acheteurs vers leurs propres banques locales. La EDC organisera le financement et prendra des dispositions pour payer l’exportateur directement, à concurrence de 85 % de la valeur du contrat d’exportation à l’expédition.
Source et Article Complet: https://www.banquelaurentienne.ca/fr/entreprises/pme/pme_exportation.html
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